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*Dr Hafid Ouchchak *

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Evaluation et raison ayant conduit à l’échec de la stratégie Touristique

 

Dix neuf ans après le lancement  du plan Azur, la question reste posée si faut-il revoir ses ambitions à la baisse en préparant une nouvelle vision 2020-2030 ? Ne faut-il pas accorder la priorité à certaines stations au détriment d’autres ? L’échec est flagrant. ’L’échec de la vision, et particulièrement du plan Azur, n’a d’ailleurs pas déçu les seuls professionnels du tourisme. Le fait que la dernière édition des assises se tienne, contrairement à toutes les éditions précédentes, sous le patronage Royal est interprété comme un signe d’un mécontentement  en haut lieu. En 2010, on a même eu droit à la présence effective du Roi. Tout porte à croire que cette confiance a été retirée aux responsables, nous confie de l’anonymat, un expert du secteur.

Un signe qui s’ajoute à celui envoyé dans le discours prononcé le 20 Août 2014 à contrairement au plan, Emergence, Maroc vert, Halieutes et le plan d’énergie solaire et éolienne, dont il loue le succès, le Roi ne cite ni le plan Azur ni la vision 2020.’’

C’est qu’en l’espace de 19 ans, seules trois stations sur six, ont été inauguré, et dans la précipitation avec une capacité litière largement en dessous de l’objectif fixé.

Un échec que Lahcen Hadad, Ministre du tourisme, attribue notamment à la gestion désastreuse de certains groupes privés  “Fadesa a planté deux belles stations (Saidia et plage blanche), Thomas &Piron, Orco ont planté la station Lixus – que reste-t-il de ces grands projets ? des conventions d’investissement pénalisantes pour l’Etat, des stations qu’ont peiné à trouver repreneur jusqu’à l’intervention récente de l’Etat“ déclaré Lahcen Hadad.

En effet, lassé par les nombreux fiascos et les retards, l’Etat a dû, à partir de 2012,  reprendre le flambeau à travers notamment le FDMT (Fonds Marocain de  Développement Touristique) et la CDG, pour relancer les projets abandonnés par le privé. C’est le cas de Saidia, de Taghazout, de Lixus et bientôt probablement, de Mogador. Une source de la SMIT nous a confié que chaque station a besoin de 5 Milliard de DH au bas mot : l’Etat en a-il les moyens ?

Lancé en 2001, le plan Azur aspirait à faire du Maroc une destination balnéaire. Pour ce faire, les concepteurs de la vision 2010, un comité composé d’une dizaine d’experts proposant six stations. Le coût global est estimé à plus de 50 Milliards DH pour 100 000 lits.

19 ans plus tard, à peine 5000 lits ont été réalisés. La différence est de taille ! Sharm Sheikh, une destination balnéaire Egyptienne que nous devrions concurrencer, dispose de 120000 lits !

Cet échec est à attribuer à une erreur stratégique, selon le Ministre du tourisme. D’abord dans la conception du plan : “aucun pays au Monde ne peut lancer six grandes stations balnéaire en même temps, surtout lorsqu’il s’agit d’une première expérience. Ce n’est pas rationnel. Pour la programmation, une station balnéaire au vrai sens du terme ne peut pas réussir avec une démarche de phasage. Il fallait d’abord sécuriser la fameuse “ Taille critique “ pour assurer la visibilité et la commercialisation à l’international“  a-t-il déclaré. Tous les responsables du secteur s’accordant à dire que le plan Azur a été mal conçu et qu’il est temps de rectifier le tir. Selon Directeur Général  de l’ONMT en (2014) “on devrait se concentrer sur Taghazout, qui bénéficie de la proximité avec Agadir, une ville balnéaire ou il y a déjà quelque 28000 lits, dont 18000 lits sont exploitables’’.

La priorité est désormais donnée à Taghazout, Saidia et lixus objectifs et réalisations : Saidia reste loin des espoirs placés en elle avec 3000 lits au lieu de  28000 lits prévus par le plan, loin de la réalisation des trois golfs, annoncés en grande pompe, et dont un seul a été réalisé, arrosé jusqu’au Octobre 2014 avec en partie de l’eau potable sans parler de l’Aqua parc, du palais des congrès, des centres artisanaux et des composantes d’animation qui n’ont pas encore vu le jour.

Ce  projet qui a été confié à Fadesa, a été cédé par cette dernière au groupe Addoha qu’il a mal géré au point où de nombreux acquéreurs surtout RME, qui ont dû protester lors de la tenue du 17 au 20 Mai 2013 de la dixième édition du SMAP salon Marocain  à Paris, et ont dû se rétracter, l’échec était tel qu’en 2012, le projet a été récupéré par la CDG à travers sa filiale Société de Développement Saidia SDS.

* Mazagan : 8000 lits et 2 golfs étaient prévus pour un coût de 11 Milliards DH. Inauguré en 2009, la station tourne avec seulement un hôtel de 500  chambres, un golf et un casino.

* Mogador : 10600 lits prévus initialement seulement un hôtel de 400 lits a été réalisé (Sofitel/et un golf)

* Lixus : on tablait sur un investissement de 5 Milliard DH pour 12000 lits (9 hôtels), deux golfs et des équipements d’animation de remise en forme. Ces objectifs ont été revus à la baisse depuis : 5 hôtels seulement et un golf pour 3 Milliards DH, mais rien n’a été fait jusqu’a pressent.

* Plage Blanche : Le projet compte 30.000 lits,  sur les papiers seulement  dans la réalité rien n’a été réalisé jusqu’à la cession d’une partie au groupe égyptien PICKALBATROS qui s’est engagé à construire deux unités hôtelières de 1200 chambres et un centre de loisirs sur une superficie de 50 Hectares avec un montant de 1,5 milliard DH.

* Taghazout : pourtant la première station qui a été  concédée un an même avant la naissance du plan Azur Taghazout, sera la dernière à connaitre  une concrétisation.  Après Alliance Développement associé à l’américain Bechtel, puis Dallah Al baraka  début 2000, puis le groupement  COLONY  CAPITAL/SATOCAN (américain /canarien) en juillet  2006  et finalement en septembre 2010 se sont les investisseurs marocains, institutionnels et privés qui piloteront cette fois ci le projet mais avec l’ironie du sort du maintien du Colony Capital  dans le capital du groupement qui sera aussi composé de la CDG 35% Colony Capital 25 %, Alliance développement Immobilier (ADI) 20 % sud partners 15% (consortium d’investisseurs du souss conduit par le Holding Akwa  Group, dont le PDG n’est que Aziz Akhnouch Ministre de l’agriculture, le groupe Bicha et le groupe Belhassan) et la SMIT propriétaire des terrains 620 Hectares 5% .

Mais beaucoup d’encre a coulé lors de la cession du projet Taghazout à Colony Capital “ Colony est certes l’accusant  d’irrégularité et de relations indécentes (selon la Gazette du Maroc du 27/02/2016)

“Colony capital est certes un acteur de taille, mais la CDG, Attijari Wafabank, Chaabi, CMKD (consortium Maroco Kowetien du développement) TUI (le plus grand Tour-Opérateur  Allemand)le sont tout autant. Le classement des candidats à l’aménagement de Taghazout soulève quelques questions. Certains n’ont pas hésité à faire le lien entre le Ministre du Tourisme de l’époque (2002-2007) et colony capital car d’une part CFG Group, la banque d’affaires fondée par ce ministre est la conseillère de Colony Capital,elle est aussi actionnaire d’Accord Maroc (Risma)

En effet dans le capital de Risma figure justement CFG group à travers sa filiale, de même Colony Capital est entrée en force dans le capital d’Accor Casino 50 % (investissement d’un Milliard d’Euros). C’est une surprise que le fonds d’investissement Colony Capital a été classé à la tête des concurrents dans l’attribution de l’aménagement de la zone touristique Taghazout. L’américain bat ainsi deux autres consortiums dont le chef de file était d’une part le premier groupe financier public qu’est la CDG et d’autre part Fadesa déjà attributaire de la Station Saidia.

Pourtant tous les observateurs, donnait le consortium de la CDG gagnant. Ce dernier est  constitué d’acteurs majeurs, tous leaders dans le domaine. En effet à côté de la CDG se trouve Attijari- wafabank, le premier groupe financier du Maghreb, il n’est pas le seul, le consortium Maroco – kowetien (CMKD) dont on ne peut douter de la solidité financière et le 1er Tour opérateur Mondial à savoir la TUI, étaient également présents aux côtés de la CDG. Alors, pourquoi un tel concurrent pourrait –il perdre devant colony ? “S’il est vrai que colony capital est un investisseur de taille, il ne fait aussi  aucun doute que les relations entretenues avec le Ministre du Tourisme à travers Accor et CFG group ne feront pas taire les rumeurs (Selon Maroc Hebdo International du 3/03/2006).

D’ailleurs une bonne partie de la presse y compris la gazette du Maroc était au courant de la décision de la commission d’attribution du marché alors même que la commission se réunissait encore.

Aussi l’hebdomadaire Maroc  Hebdo International N° 388 DU 03 MARS 2006 s’est  intéressé à cette affaire avec un article titré “  la malédiction de Taghazout“. ‘’Après Dellah Al Baraka, voici venu Colony Capital. Y a-t-il eu délit d’initié, collusion d’intérêt et abus des biens sociaux pour un nouveau marché de dupes’’. ?

Maintenant, voici venu le temps de la question qui tue : pourquoi le ministre du tourisme en particulier et le Gouvernement en général, ont – ils avalé une pilule aussi grosse qu’une couleuvre ? Y a-t-il un délit d’initié, croire collusion d’intérêts à partir d’abus de bien sociaux ?

“Notre confrère la Gazette du Maroc a cru trouver la réponse en deux temps. Un, la banque d’affaires CFG groupe fondé par Adil Diouri Ministre du Tourisme, faut-il le répéter, est conseillère de Colony Capital.  Deux, toujours selon la même source “l’entourage du ministre dégage toute responsabilité dans cette affaire, il fait courir le bruit que c’est sa Majesté lui-même qui aurait décidé de l’attribution du marché ce que l’entourage du Roi réfute catégoriquement.’’

Si Monsieur Adil Diouri veut bien assurer ses responsabilités Ministérielles et personnelles, il faudra bien qu’il s’explique lui-même sur ce mélange des genres  pas très ragoûtant. “  (Maroc Hebdo International N° 388 du 3 Mars 2006).

En conséquence, compte tenu des observations pertinentes énumérées ci-dessous, à savoir l’implication du Ministre de l’époque en personne en tant que conseiller et actionnaire dans le capital des sociétés adjudicataires. Celles-ci ont été avantagés  au détriment des concurrents plus crédibles et plus solvables des projets de taille en l’occurrence Taghazout et la plage blanche n’ont pas abouti et finalement ont été repris en charge par l’état qui a fait appel à la caisse de dépôt et de gestion (CDG).

De l’autre côté ce qui est d’avantage anormal c’est que le Ministre du Tourisme (2012-2016) n’ayant pas pu organiser les assises du Tourisme durant trois années successives s’est mis à remettre en cause la stratégie  touristique officielle adoptée par les hautes autorités de l’Etat alors qu’il est censé adhérer à la politique officielle, à en confirmer les objectifs à en faire le suivi en tant qu’autorité de gouvernance.

Pour le ministre du tourisme actuel on peut dire qu’il ne se sens pas concerné par cette vision stratégique initiée par Sa Majesté le Roi.

 

Signé : Dr Hafid Ouchchak

S .G . CRT FES   

 

 

 

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